Pour obtenir 500 g de safran, il ne faut pas moins de 60 000 fleurs de crocus, dont les trois stigmates sont cueillis à la main ! Voilà pourquoi cette épice est la plus chère du monde. Le safran aurait été utilisé en cuisine dès le Xe siècle avant J.-C., au temps du roi Salomon.
Les marchands phéniciens l’appréciaient beaucoup et en emportaient dans tous leurs déplacements. Selon certaines sources, ce serait précisément les Phéniciens qui auraient introduit cette épice dans la péninsule ibérique puis, plus tard, en Cornouailles, où ils l’échangeaient contre de l’étain.
Dans ces deux régions, on prépare toujours les petits pains au safran, héritage certain de ce commerce. Le safran, à la saveur piquante, est indispensable à la préparation de certains plats comme la bouillabaisse ou la paella et, en Scandinavie, les biscuits au safran font toujours partie du repas de Noel.
Il entre dans la fabrication de liqueurs, la célèbre chartreuse notamment. Il ne faut pas confondre la Crocus sativus avec le safran des prés (Colchicum autumnale), qui lui ressemble, mais qui est
très vénéneux.